"The Finding of the Soul" :
danse classique indienne (Bharatanatyam) et
musique intemporaine – un spectacle exceptionnel et unique!

Laxmi Ghimire, danse – Anantakara, musique

Le Bharatnatyam est considéré comme « une danse de feu » - la manifestation mystique de l'élément métaphysique du feu dans le corps humain. Danse ô combien exigeante, dont les canevas et les métriques précises organisent les volutes d’un corps convoqué dans toute sa splendeur : pas une cellule n’échappe à la grâce mise en mouvement. Cette danse considérée jadis comme sacrée est sortie des temples pour monter sur nos scènes. Elle est aussi intimement associée à la musique classique indienne et à ses rythmes.

Stepping into boundless Joy - vidéo du spectacle à Bruxelles  (mars 2013)

La musique ‘intemporaine’ que compose et joue Anantakara a ceci de commun avec les traditions indiennes est qu’elle s’appuie sur des ‘palettes’ de sons correspondant à des couleurs, des ambiances, des saveurs, des ‘moods’ – on pourrait dire des ‘modes’ – établies à l’avance qui vont servir de base à un jeu totalement inédit, ‘live’, dans une sorte d’improvisation structurée qui reflète l’énergie du lieu, du moment, du public et de la synchronicité subtile entre les artistes qui s’y prêtent. Parce que la lutherie électro-acoustique est composée d’un ordinateur – chargé des sonorités qui constituent les ‘palettes’ – d’un clavier et d’un pad, cette musique peut être apparentée à ce qu’on appelle « ambient-electro ». Evitons cependant de nous laisser enfermer par les connotations parfois réductrices de ce terme....

Pour Laxmi Ghimire, 25 ans, Népal, danseuse de Bharatanatyam (la plus ancienne forme de danse classique indienne), qui se produit pour la deuxième fois en Europe, la dimension sacrée de son art est indissociable de la performance, même si cette dernière se déroule sur une scène et non dans un temple... Lors de son passage à Bruxelles, elle présentera une série de chorégraphies nouvelles, certaines issues du répertoire de sa tournée européenne s’appuyant sur des musiques indiennes classiques enregistrées et les autres, inédites, créées spécialement et uniquement pour cette soirée, sur la musique intemporaine d’Anantakara, autour du thème de « La Quête de l’Ame ».

Nature's Longing Drive - vidéo du spectacle à Bruxelles  (avril 2014)

Anantakara signifie « déploiement infini d’une forme qui se magnifie indéfiniment …». Sous ce mot d’origine sanskrite nous trouvons un artiste belge qui crée des instrumentaux ambient-electro subtilement groovy, avec pour inspiration «  le réenchantement du monde par l'émerveillement », une quête du point de rencontre des opposés, « cet inattendu qui régénère et accomplit. ».

Laxmi a bien voulu tenter une fois encore l’aventure avec Anantakara : pour ces deux artistes, peu de répétitions préalables, mais beaucoup de concentration, une communion entre eux et ce qui les relie à plus grand qu’eux, un état de réceptivité et d’écoute auquel le public participe par sa pleine présence, créateur lui aussi par son attention...

Les mandalas animés étaient proposés par le peintre Ignacio Baranga, garantie d’un moment inoubliable !


Le Bharatanatyam

Le Bharatanatyam

Originaire de l'Inde du sud, le Bharatanatyam est considéré comme la plus ancienne forme de danse classique indienne. Jadis elle n'était interprétée que dans les temples par des danseuses (devadasis) qui avaient dédié leurs vies à leur art et aux dieux. Aujourd'hui elle a disparu des temples et a gagné la scène.

Bharatanatyam, le mot est lié à sa signification. D'une part Bharata est le nom ancien de l'Inde et Natyam signifie danse en Tamoul. Mais aussi il se  décompose en:

  • 'Bha' - Bhavam (signifie expression)
  • 'Ra' - Ragam (musique),
  • 'Ta' - Talam (rhythme)
  • et Natyam (danse)

Le Bharatanatyam est considéré comme « une danse de feu » - la manifestation mystique de l'élément métaphysique du feu dans le corps humain. Il est l'un des cinq principaux styles (un pour chaque élément) qui comprennent Odissi (élément de l'eau), Kuchipudi (élément de la terre), Mohiniattam (élément de l'air) et Kathakali (élément de l'éther). C'est une danse en solo, avec deux aspects, lasya, les lignes et mouvements féminins pleins de grâce, et tandava, l'aspect masculin (la danse de Shiva), qui correspondent au Yin-Yang du Tao chinois. La danseuse utilise tout son corps mais aussi son visage et ses yeux.

Danse ô combien exigeante, dont les canevas et les métriques précises organisent les volutes d’un corps convoqué dans toute sa splendeur : pas une cellule n’échappe à la grâce mise en mouvement. Cette danse considérée jadis comme sacrée est sortie des temples pour monter sur les scènes. Elle est aussi intimement associée à la musique classique indienne rythmée.

Laxmi

Danseuse, chorégraphe, enseignante.

Laxmi Ghimire a été formée à l'illustre institut Kalakshetra de Chennai (Madras). Après 5 années d'études à temps plein, suivies d'années de pratique personnelle quotidienne, elle se produit en Inde et au Népal, et maintenant en Europe. Elle enseigne également aux enfants de SAYM, le Centre d’éducation pour enfants défavorisés où elle vit depuis l'age de 4 ans, près de Katmandou, ainsi que dans d'autres écoles de la capitale.

De plus, elle donne des stages pour adultes, au Népal, et maintenant en France et en Belgique, au cours desquels elle partage ses connaissances avec tous ceux qui souhaitent se familiariser avec cette danse mais aussi avec sa forme 'Natya Yoga', une tradition sacrée de méditation.
Inspirée du Nathya yoga et de la danse Bharatanatyam, cette forme ritualisée de 'yoga en mouvement', donne accès à son propre espace intérieur d'une manière tout à fait originale et excellente pour la santé (équilibrante, relaxante, esthétique...). Un peu comme un 'Tai Chi indien'. Laxmi enseignera une série de mouvements faciles à reproduire chez soi pour, par exemple, une bonne mise en forme matinale... Ouvert à tous, enfants comme adultes, danseurs ainsi que simples amateurs, hommes et femmes.

Images spectacle 2014


Répétition 2013

Stepping into boundless Joy - chorégraphie sur une musique jouée live par Anantakara,

rencontre inédite entre la tradition indienne et l'ambient-electro, sur le thème de la joie infinie.

C'était la première fois que Laxmi dansait sur une musique occidentale, et qui plus est, totalement hors des canevas très stricts de la musique classique indienne. J'ai fait sa connaissance lors de sa toute première tournée en Europe. Elle a accepté le challenge avec beaucoup de grâce. Nous nous sommes vu pour la première fois le jour de la répétition. Elle avait choisi au préalable l'une de mes compositions que j'ai aménagée pour notre prestation.
J'ai beaucoup écouté, entendu et fréquenté la musique indienne et nous avions un background commun: Sri Aurobindo et son oeuvre poétique, Savitri.
Ce qui était inspirant, c'est que chacun est allé à la rencontre de l'autre tout en restant dans son identité, dans l'univers qui est le sien, sans chercher à incorporer l'univers de l'autre, ni à s'y incorporer. Comme deux fleuves qui se cotoîent sur leurs franges et dialoguent avec respect. Du coup, sans nous en rendre compte, nous sommes sortis des schémas ethniques et pluriculturels de la world music, pour explorer d'autres espaces. 

Ci-dessous la vidéo prise lors de la répétition.


Vu les retours enthousiastes lors des prestations publiques, nous avons décidé d'en faire un spectacle à part entière l'an prochain.