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Ashta, la musique electronique explore 7 vallées vers l’éveil2021-09-16T22:59:24+02:00

Description du projet

Ashta

[Philippe Wauman/Frédéric Gerchambeau]

20 Juillet 2021

Deux compositeurs (Frédéric GERCHAMBEAU et Philippe WAUMAN aka ANANTAKARA) de musique électronique de styles et d’horizons totalement différents ont voulu réaliser un parcours sonore commun le temps de l’album ASHTA.
ASHTA signifie huit en sanscrit. La langue sacrée de l’Inde.

L’album est composé de huit vallées à traverser, associées à des pierres fines. Sept moments d’un cheminement vers un huitième, l’accomplissement, ou l’illumination. C’est la progression échelonnée que l’on retrouve dans toutes les traditions qui a été le fil rouge de ce projet musical.

Nous avons demandé à une artiste peintre (Brigitte Schùermans) de bien vouloir accompagner nos créations par des peintures digitales inédites dont les vidéos originales se trouvent en regard de chaque titre dans l’édition digitale

Ashta music electronique

Extraits [au casque de préférence]

[bande-son video]

Photo by Simon Berger on Unsplash

Dossier presse

questions à Frédéric Gerchambeau [FR]

FG : Peut-on jamais être réellement rompu à un exercice qui consiste à se jeter à l’eau sans bouée avec quelqu’un qu’on découvre peu à peu, lentement, au fil des jours et des morceaux accomplis en duo ? C’est toujours une aventure, un risque, une expérience. En fait, la seule chose à laquelle je sois réellement rompu en matière de duo, c’est à appliquer avec soin un principe édicté par le leader du célèbre groupe allemand KRAFTWERK. En effet, RALF HÜTTER a dit un jour : « Au-delà d’un seul musicien, il faut une organisation. » Cette phrase a l’air simpliste, elle ne l’est en fait pas du tout. Et quand on connaît KRAFTWERK, on sent bien qu’en matière d’organisation, ils sont passés experts, et que c’est même bien pour ça que le groupe dure toujours, aussi solide qu’au premier jour, malgré le décès récent de Florian Schneider. Tout ceci pour dire que je fais très attention à la forme de duo que je propose aux autres musiciens, une formule qui est maintenant bien rodée. Et c’est toujours celle-ci : je crée les séquences, donne la durée des morceaux et la longueur totale de l’album, et l’autre musicien a carte blanche pour le reste et notamment pour les nappes et mélodies qu’il mettra par-dessus mes séquences. Je me considère toujours comme l’élément yin du duo, le musicien en retrait, laissant à l’autre musicien le rôle de yang, c’est-à-dire de celui qui sera mis en lumière. ASHTA n’a pas dérogé à ces principes. J’ai donné à Philippe la forme qu’allait avoir l’album, c’est-à-dire 7 morceaux plus un 8ème plus long, puis je lui ai envoyé les 8 séquences correspondantes. Ensuite, c’est son immense talent qui a accompli le reste.

FG : Quand on ne fait pas les choses de la même manière que les autres, la difficulté est toujours de donner un nom à ce qu’on fait. Alors oui, J’ai baptisé mon style musical de « Berlin School minimaliste ». Mais ce terme s’explique facilement. De fait, possédant un gros synthé modulaire et étant fan, entre autres choses, de KLAUS SCHULZE et de TANGERINE DREAM, mon style a une tendance naturelle à se rapprocher de ce qu’on désigne du nom de BERLIN SCHOOL, si tant est qu’on puisse donner une définition précise à ce terme. Mais bon, acceptons-le comme tel, c’est-à-dire comme un style mêlant principalement séquences, nappes et mélodies. Cependant, 1) en matière de BERLIN SCHOOL, j’ai toujours eu tendance à me focaliser sur les séquences, et 2) je suis également un fan transi des compositions de STEVE REICH, TERRY RILEY et PHILIP GLASS, qui sont les trois représentants les plus connus du Minimalisme américain des années 70, style qui donne la part belle aux séquences sans que jamais celles-ci soient surlignées de nappes et de mélodies qui en atténueraient l’expressivité et la force. C’est donc assez logiquement que mon style, en solo, consiste à créer des séquences et à les habiller uniquement d’échos et d’éléments transformés provenant de ces mêmes séquences. Sur ASHTA, comme j’étais en duo, mes séquences ne furent uniquement habillées que d’échos. Ceci d’abord pour « laisser de l’air » au-dessus de mes séquences, cet espace devant être rempli par Philippe. Mais aussi parce que je considère, à la suite et la manière de Terry Riley, que l’écho joue lui-même un rôle de « musicien fantôme ».

FG : Il faut savoir rester humble et modeste dès qu’on aborde des sujets tels que l’illumination. D’abord parce que l’illumination est par principe un mystère, et qu’ensuite nous ne sommes pas dans le mental et le vécu de ceux qui cherchent à approcher ce mystère. Alors oui, la thématique d’ASHTA se fonde au départ sur un ancien poème mystique iranien. Mais tout ce qu’on peut en dire, vu de l’extérieur, c’est que le mysticisme consiste à rechercher l’union directe de l’âme avec Dieu. Il s’agit donc d’une volonté résolue, d’une quête passionnée et d’un chemin dont la seule fin possible sera cette union si désirée avec Dieu. L’expérience des mystiques décrit toujours ce chemin comme étant semé d’étapes, de visions, et surtout de « voyages ». Ces « voyages » étant par essence intérieurs et hors de toute narration possible par le langage humain, il serait vain de chercher à les décrire. A moins, bien sûr, de parler la « Langue des Oiseaux », c’est-à-dire la langue des anges, par définition supra-humaine et par voie de conséquence parfaitement impénétrable à nous autres simples humains. Dès lors, que reste-t-il aux musiciens ? Bien des choses quand même. Dieu, sous la forme d’un « oiseau fabuleux », est juché sur le sommet d’une « immense montagne », celle-ci n’étant accessible aux autres « oiseaux » que par sept « vallées », qu’il faut survoler afin d’atteindre cette « immense montagne » et finalement Dieu Lui-Même. Tout ceci est évidemment imagé, codé, car hors de toute atteinte par la compréhension humaine, mais cependant suffisamment clair pour inspirer les musiciens. Et c’est, oui, humblement, ce qui a été le prétexte et la thématique d’ASHTA.

Etant né en 1960, c’est donc dans les années 70 que j’ai emmagasiné en moi toutes les saveurs et folies musicales de cette époque bénie. Ce qui fait que j’ai dans mes fibres mémorielles aussi bien le prog rock de PINK FLOYD, de Genesis, de YES, et d’EMERSON, LAKE & PALMER, que le néo-folk de MALICORNE, le jazz-rock DE WEATHER REPORT, le minimalisme de STEVE REICH, le blues bien dru des WHO ou de LED ZEPPELIN, ou encore que le rock bien trempé de DEEP PURPLE ou de BLUE ÖYSTER CULT. Et j’en passe des tonnes, il y en aurait trop à citer, PETER GABRIEL, MIKE OLDFIELD, BRIAN ENO, DEVO, ROXY MUSIC, TALKING HEADS, ou encore ROBERT FRIPP, j’arrête là. A l’intérieur de moi, musicalement, je suis tout ça, et bien d’autres choses encore. Pour ce qui est de la musique électronique, tout a commencé pour moi en 1974 avec la sortie de l’album AUTOBAHN de KRAFTWERK. J’étais déjà fan de TANGERINE DREAM et par conséquent de Berlin School. Mais là, ce fut comme une révélation. Et c’est donc grâce ou à cause de KRAFTWERK que j’ai acheté mon premier synthé, un Kawaï 100-F.
C’était le 15 octobre 1977 à 14h, un souvenir qui restera à jamais gravé en moi. Après ça, j’ai suivi le parcours habituel et normal de tout amoureux des synthés qui se respecte : un synthé, puis deux, puis trois, et un compte en banque qui se vide à chaque sortie d’un nouveau beau synthé. Evidemment, dans le même temps, j’ai appris à connaître la musique électronique sous tous ses aspects et tous ses grands noms, de WALTER/WENDY CARLOS à KLAUS SCHULZE, de KARLHEINZ STOCKHAUSEN à MICHAEL STEARNS, et de PIERRE HENRY à MICHAEL MCNABB. C’est en 2010 que j’ai commencé à m’intéresser sérieusement aux synthés modulaires, et notamment au format EURORACK.
Mais on ne se lance pas dans ce genre d’aventure sans avoir bien mûri son projet, sans compter l’investissement financier qu’il suppose et auquel il faut se préparer. C’est donc au début de l’année 2013 que j’ai eu mon premier système modulaire complet. Là, ça a été comme une seconde révélation, et le format EURORACK est devenu ma passion totale et définitive en termes de synthés. Tout y est possible en matière d’architecture ou de philosophie de synthèse sonore, East Coast dans le style Moog, West Coast dans le style Buchla, et bien d’autres styles hybrides, différents, ou même carrément bizarres. C’est tout un univers ! Mais mon truc à moi, ma grande passion, ce sont les séquenceurs. J’en possède une bonne dizaine, et c’est sans oublier les combinaisons de modules qui permettent de bâtir des pseudo-séquenceurs qui fonctionnent presque aussi bien que les vrais. J’adore les séquences et les séquenceurs. Comme celles, bien sûr, de TANGERINE DREAM dans Ricochet ou celles de KLAUS SCHULZE dans Mirage.
Ah, ces gros modulaires Moog qui vous envoient jusque dans les étoiles sur les tapis volants d’arpèges électroniques. Mais j’aime tout autant les séquences parfaitement orchestrales de STEVE REICH, de TERRY RILEY ou de PHILIP GLASS. Pour moi, la séquence, dans son harmonie circulaire, dans son rythme sans faille, est un symbole de perfection. Cette perfection plus un peu d’écho est devenue mon style propre, ma seconde nature en matière de musique électronique. Les séquences, sans nappes autour, sans mélodies par-dessus, peuvent sembler arides à la première écoute. Mais si on s’habitude à cette simplicité, les séquences deviennent alors des outils très efficaces et souvent très doux de rêveries et de méditations. Avec le temps, les séquences que je crée avec mon système modulaire sont aussi devenues la base de nombreux albums en duo, qui furent également l’occasion d’autant de rencontres et d’échanges avec des musiciens chaleureux et passionnants.

Discographie :

url : https://asso-pwm.fr/artistes/frederic-gerchambeau
chaîne youtube : https://www.youtube.com/user/GruithuisenCityMan

questions à Philippe Wauman aka Anantakara [BE]

PW : La philosophie, qui est ma formation de base, je l’ai toujours considérée comme un accès à la formulation des concepts, idées et articulations intellectuelles permettant de comprendre les fondements de l’ horizon du monde qui caractérise une culture, ce qui est à la base de son epistemé, ou comment elle prend connaissance du monde et en justifie le bien fondé à elle-même et aux autres. Quelle est sa vision fondatrice en quelque sorte. C’est un regard qui est une construction, une vision du monde qui va générer des paradigmes. Et formater plein de choses.

Le monde est constitué de regards divers qui ont tous des frontières. Je cherche à faire se rencontrer des regards différents pour trouver l’angle aveugle de chacun et peut être y faire advenir un inouï. C’est là qu’intervient la musique. Si la philosophie est cartographie, la musique est l’espace du voyage. La philosophie est comme une langue, la pratique de l’art me donne accès à ce que cette langue ne peut que pointer du doigt. Là où le « logos », la raison discursive, explicative et linéaire est en apnée, la musique prend le relais ; elle est de l’ordre du « mythos », c’est-à-dire de l’imagination créatrice au sens visionnaire (et non fantasmatique) du terme.

PW : Disons que je me sens porté par un souffle créatif qui s’exprime par des intensités qui trouvent appuis dans un vaste spectre de résonnances. Les collaborations sont des opportunités pour révéler des intensités inconnues, et le travail en solo la manifestation des intensités qui me traversent en dehors des contextes précités. Je suis un grain de folie amoureux d’un grain de beauté. En quête de Ce point inattendu qui régénère et accompli.

PW : D’abord il y a eu l’intuition qu’un duo avec Frédéric serait une aventure artistique tout particulièrement enrichissante en potentiel créatif. Même si nous pratiquons de la musique électronique, nos modalités instrumentales sont très différentes. A travers lui, j’avais la sensation de dialoguer avec tout un versant de la culture électronique dont il est une étonnante et très belle floraison. Nous nous sommes mis d’accord sur une thématique. Le cheminement de transformation vers la réalisation de l’Esprit, ou du Soi, peu importe le terme utilisé. Je voulais éviter que la musique devienne une illustration narrative d’un sujet en soi inexprimable. Et cela s’est fait naturellement. L’itinérance de vallées en vallées laisse entendre qu’il y a gradation, ou graduation. Ce sont des balises déposées par les mystiques à titre pédagogiques et métaphoriques.

Philosophiquement : pour accéder à l’Ouvert, cela même qui se dissimule en se montrant (on ne voit pas la lumière qui nous permet de voir), il faut se libérer de la dualité métaphysique monde sensible et monde intelligible. Le non-manifeste n’est pas « meilleur » que le manifeste. Il n’y a plus d’hiérarchie (en bas-en haut). Ils coexistent simultanément dans un Présent auquel notre présence peut coïncider à tout instant.
Spirituellement : réaliser le silence à partir d’où le voyage, le récit d’une quête n’a aucune importance, car l’effort, même démesuré, pour réaliser l’indicible n’est pas une mécanique qui ipso facto va produire le résultat escompté. Le voyage est la destination il ne mène nulle part. Sauf à se laisser surprendre par la connaissance que tout est déjà là, que la permanente impermanence ne nous attend pas au sommet de quoi que ce soit. Le chemin s’ouvre quand on arrête de vouloir cheminer pour se laisser être cheminé. Bref une mise en disponibilité, dépourvue d’attentes.
Ce processus vaut aussi pour tout acte de création. Toute quête d’inspiration et l’état de grâce qui en permet la réception.

J’ai totalement apprécié la totale liberté que m’a donnée Frédéric ainsi que son insistance pour que le processus de création soit joyeux. Il m’envoyait ses séquences au fur et à mesure, après que j’ai complété ma partie. Impossible de me faire une idée préalable de l’ensemble. Je me laissais imprégné par ses séquences, ses cycles et ce qui en moi résonnait à ses propositions.

Voici les chocs musicaux qui m’ont marqués et formés, dans l’ordre chronologiquement: Voix Bulgares, PINK FLOYD, HENDRIX à Woodstock, RIBEIRO et ALPES, ANGELIQUE IONATOS, LIGETI, POPOL VUH, TANGERINE DREAM, VANGELIS, MAGMA, MONTEVERDI, DIBANGO, SATIE, ENO/HASSELL , SHANKAR (le violoniste), Gérard MANSET, GRATEFUL DEATH, STRAVINSKI, MOZART, le label ECM, RILEY, FRIPP/ SUMMER ,trio SHAKTI, BOULEZ, Michael VETTER, , David SYLVIAN, DEAD CAN DANCE, Avro PART, Steve ROACH, Nik BÄRTSCH RONIN, Eric TRUFFAZ.
15 albums à ce jour. Guitariste et flutiste. Mon entrée en musique comme compositeur et musicien qui enregistre remonte à 2005. En 2008 je rejoins un collectif de performance transdisciplinaire expérimental au sein duquel je crée la musique de plus de 30 représentations, sonorisations pour expositions, musiques pour chorégraphies. C’est le côté expérimental de ma création. Parallèlement je développe depuis 2010, un versant plus méditatif, ambient et contemplatif avec des albums et de nombreux concerts. A partir de 2015 j’intègre un groupe de musique africaine comme guitariste. C’est en 2019, que je fonde un duo avec un chanteur burkinabé, le style qui en émerge est tradi-moderne, electro-ambient et chant/instruments africains. Un peu dans la lignée du Fourth World du regretté jon HASSELL .
Site officiel : https://www.anantakara.com/
Chaîne youtube : https://www.youtube.com/Anantakaramusic

questions à Brigitte Schùermans [BE]

BS : Après une enfance en Afrique où j’ai puisé mon amour de la nature et de la liberté, j’ai reçu une éducation classique, à la fois musicale et plastique.
Mon œuvre, tant de dessins que de peintures, célèbre les splendeurs et les tempêtes du corps humain, et encore, de manière allégorique autant que poignante, les mystères de l’âme.
Depuis quelques années, j’explore la création digitale, conjuguant ainsi ma formation canonique avec les potentialités du progrès technologique.
Peinture ou pratique digitale sont les médiums d’un même univers artistique, celui d’une exploration tout à la fois émotionnelle et sensitive, sous-tendue par le pouvoir de la pensée et de l’imagination. L’outil engendre un nouveau mode de conception qui influe directement sur l’exploration d’univers oniriques, dont l’étendue dépend forcément de la méthode choisie.
Pinceaux, tubes de couleur, différents supports, tout ce tactile, si sensuel, suscite une création véritablement physique et cependant soumise à l’esprit et la créativité. Le geste devient chorégraphie où la dimension sculpturale, étayée par la musicalité de la couleur, structure la recherche formelle.
Davantage que les supports traditionnels dont la taille peut varier presqu’à l’infini, la pratique digitale, présente d’impératives contraintes d’ordre spatiale, imposées par le cadre de la tablette.
Les couleurs et accessoires proposés par différents programmes étant particulièrement vastes, l’exploration en devient quasi illimitée.
Dès lors, le passage de la peinture au digital devient source de créations toujours nouvelles, inattendues, parfois métamorphosées par l’outil lui-même et ses propositions stupéfiantes, ferments de nouvelles visions.

Si mes sources d’inspiration restent identiques entre les différents médiums ( humaines, musicales, littéraires ou fantasmagoriques), leur expression sera forcément tributaire du langage choisi.

BS :Pour aborder un nouvel univers musical, je m’offre à lui sans retenue, sans à priori ni préjugés qui, toujours, trahissent l’intention sous-jacente du musicien.Cette disponibilité me positionne dans l’état d’esprit de l’enfant pour qui tout est découverte, tout est sujet à curiosité. En me laissant envahir par la musique, je m’en imprègne tout simplement. Attentive à mes réactions émotionnelles, dont l’intensité dépend de ma capacité à appréhender un mode musical, qu’il peut ou non me bouleverser, engendrent un accès à un état de conscience laissant libre cours à mon imaginaire. Après plusieurs écoutes d’une musique donnée, peu à peu j’entre en création. Guidée alors par mon ressenti, sensible au trouble que la musique suscite en moi, des couleurs s’imposent à mon esprit, et la recherche de formes expressives s’ensuit presque simultanément.

BS La découverte de nouveaux horizons musicaux m’enchante toujours.
Les propositions de Phillipe Wauman et Frédéric Gerchambeau m’ont inspiré des créations inattendues, mystérieuses, à l’image des connivences qui unissent ces musiciens étonnamment complémentaires. Il m’a fallu un certain temps avant de pénétrer leur espace onirique, et ce cheminement s’est avéré aventure, exploration, démarche à la fois déconcertante et déroutante.C’est en cela même que la création digitale prend tout son sens pour moi, celui de me surprendre pour finalement me révéler qui je suis. Et me permettre ainsi d’offrir à autrui un souffle de liberté.

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Voici les chocs musicaux qui m’ont marqués et formés, dans l’ordre chronologiquement: Voix Bulgares, PINK FLOYD, HENDRIX à Woodstock, RIBEIRO et ALPES, ANGELIQUE IONATOS, LIGETI, POPOL VUH, TANGERINE DREAM, VANGELIS, MAGMA, MONTEVERDI, DIBANGO, SATIE, ENO/HASSELL , SHANKAR (le violoniste), Gérard MANSET, GRATEFUL DEATH, STRAVINSKI, MOZART, le label ECM, RILEY, FRIPP/ SUMMER ,trio SHAKTI, BOULEZ, Michael VETTER, , David SYLVIAN, DEAD CAN DANCE, Avro PART, Steve ROACH, Nik BÄRTSCH RONIN, Eric TRUFFAZ.
15 albums à ce jour. Guitariste et flutiste. Mon entrée en musique comme compositeur et musicien qui enregistre remonte à 2005. En 2008 je rejoins un collectif de performance transdisciplinaire expérimental au sein duquel je crée la musique de plus de 30 représentations, sonorisations pour expositions, musiques pour chorégraphies. C’est le côté expérimental de ma création. Parallèlement je développe depuis 2010, un versant plus méditatif, ambient et contemplatif avec des albums et de nombreux concerts. A partir de 2015 j’intègre un groupe de musique africaine comme guitariste. C’est en 2019, que je fonde un duo avec un chanteur burkinabé, le style qui en émerge est tradi-moderne, electro-ambient et chant/instruments africains. Un peu dans la lignée du Fourth World du regretté jon HASSELL .
Site officiel : https://www.anantakara.com/
Chaîne youtube : https://www.youtube.com/Anantakaramusic

Chroniques

Passages Médias

En quête de ce point inattendu qui régénère et accompli.

Les albums de musiques créatives

les calligraphies sonores en live:

spatialisations

electro-acoustiques

Sonorisations  originales en direct d’expositions artistiques, d’espaces architecturaux anciens ou insolites

Accompagnement en live de groupes d’introspections / pleine conscience

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